Artgenève où comment toucher le fond des expositions contemporaines ?

Publié le par Edouard Coste

Artgenève où comment toucher le fond des expositions contemporaines ?

Etre minimaliste nous oblige à repenser notre environnement et à se débarrasser des tout ce qui est inutiles pour faire place à des objets beaux et fonctionnels ou alors à mettre en exergue des œuvres d’art pour le plaisir de l’esprit ou de nos sens. Seulement voilà ne faites pas de la place dans votre espace de vie pour ramener une des pseudos œuvres d’art qui se trouvaient exposées au salon d’Artgenève.

Car si vous devez vous différencier de la masse en changeant de mode de vie pour profiter davantage celle-ci, ceci implique comme nous l’avons déjà vu mainte fois, de vous retrouver seul maître de vos actes et de vos émotions. Ceci suppose que vous avez votre propre filtre vous protégeant de tous les éléments extérieurs qui pourraient vous déranger, voir vous nuire dans l’atteinte de vos objectifs ou dans votre bonheur bien installé.

Or si vous acheté une œuvre d’art celle-ci devrait vous apporter chaque jour des émotions positives, de bonnes vibrations et vous rendre heureux. Elle ne devra en aucun cas être suspendue à votre mur par conformisme avec votre entourage et leurs idées ou pire achetée parce que vous avez céder au baratin d’un galeriste, qui souvent n’est rien d’autre qu’un très bon commercial, tout comme vous en trouverez un au rayon téléviseur de chez Darty ou un autre en face de vous lorsque votre assureur et passé vous rendre visite à votre domicile… Vous risquez donc de vous retrouver à ramener un nouveau poste car comment pourriez-vous vivre désormais sans la 3D chez vous ? Ou sans une assurance vie pour votre enfant après que l’on vous ait fait vous sentir coupable d’avoir assuré votre voiture en casco complète alors que votre enfant n’a qu’un petit compte épargne s’il devait lui arriver malheur ? Pire si vous êtes passé chez l’un des galeristes d’Artgenève alors vous vous retrouverez avec un saut noir et de l’eau blanche y coulant comme une petite fontaine avec à son coté un vulgaire balai-serpillière, tout ça parce que l’histoire sur le nettoyage dans notre société et la place qui est la sienne se devait d’être défendue ! Non sincèrement si j’avais du rapporter cette « M_ _ _ _ » chez moi alors il y a fort à parier que je me serai fait réprimandé par ma copine pour avoir laissé trainé la serpillère et son saut au milieu du salon après avoir fait le ménage ! Et elle aurait eu raison. Et pourquoi d’après vous ?

Par ce qu’une vraie œuvre d’art doit rester une évidence et être considérée comme telle et non comme un déchet, comme ces tableaux crevés et à moitié brulés, ou à d’autres bout de cordes suspendues au plafond et peinte en couleurs flashy. Puis vous tomberez sur d’autres pièces qui seront elle finies et avec sans contexte un vrai travail d’élaboration derrière, comme ces tableaux composé de pots de peinture empilés aux couvercles de peinture colorés. Comment savoir s’il s’agit là aussi d’une œuvre d’art ? Simplement en écoutant ce que vous ressentez, si vous êtes profondément interpelé par le travail de l’artiste, ou que vous éprouvez ce bien-être unique dégagé par la perfection de vrais chefs-d’œuvre ou de leur beauté qui n’ont nullement besoin que l’on vous raconter une histoire pour que vous la compreniez ou que vous commenciez à vous y intéresser. Car une œuvre d’art doit pouvoir vivre seule sans support annexe pour avoir une raison d’être, si l’artiste a besoin d’un attaché de presse à chacune des expositions pour que vous compreniez l’histoire de son travail et son sens profond c’est qu’il a sorti quelque chose de mauvais ! Car ne nous laissons pas abuser par cette pseudo inteligencia qui voudrait qu’il faille avoir un don pour comprendre ce langage de clochards endimanchés. Car nul n’est excusable dans cette chaîne de valeur, que ce soit l’artiste qui n’a aucun talent ; le galeriste qui n’a pas honte d’avoir choisi des déchets à exposer ou le client assez stupide pour acquérir ce type de « chose » sans queue ni tête, ni aucune valeur esthétique. Parce que ne nous trompons pas et n’acceptons pas les discours formatés par cette belle équipe tentant de justifier une portée suprême ou Dieu sait quelle imbécilité qui voudrait que vous-même ne seriez pas capable de sortir de tel chef-d’œuvre. Car je suis persuadé que n’importe lequel d’entre nous ferait mieux à commencer par un enfant. Car oui, si un enfant vous fait un dessin vous le comprendrez et même s’il devait s’agir d’un gribouillage par absence de technique encore maitrisée, l’intention de faire quelque chose de joli sera perceptible. D’ailleurs Pablo Picasso après avoir consacré toute sa carrière à peaufiner, disséquer et améliorer sa technique du cubisme notamment, s’est retrouvé à la fin de sa vie à faire des dessins d’enfants en disant « Il m'a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant ». Autant dire que lui maitrisait et la technique et l’émotion au contraire de ceux exposant à Artgenève qui au mieux maitrisaient un bout de technique sans jamais arriver à nous émouvoir, notre seul ressenti était de vouloir fuir loin de ce lieu ou aucune « œuvre » n’a pu retenir notre attention plus de 20 secondes (j'exagère... peut-être que trois ou quatre étaient valables), quand bien même je suis capable de rester une heure planté devant une peinture de Van Gogh qui touchera mon âme par sa beauté ou face à une sculpture de Ron Arad qui me scotchera par la simplicité et la beauté de ses lignes métalliques et de ses courbes parfaites.

Nous n’aurons jamais tous les mêmes goûts ceci reste une évidence mais face à la beauté nous sommes tous égaux et notre sensibilité aura toujours un plus petit dénominateur commun qui nous permettra d’être au moins d’accord sur le moche et le beau. Un tas d’ordure sera internationalement répugnant et une rose belle aux yeux d’un riche comme d’un pauvre, d’un africain comme d’un américain.

Ceux qui cherchent à codifier les arts par des formules complexes d’esthétique, qui cherche à encoder les émotions pour que seul notre intellect puisse les comprendre sans qu’aucune émotion ne frémisse en nous, ceux-ci s’éloignent du but premier de l’art qui est de transcender notre conditions humaines et notre raison en nous aidant à nous approcher d’un état qui est justement est à l’opposé de ce qu’ils tentent de nous faire croire par leur logique dénuée de sentiments. Alors fuyez ces gens et rapprocher vous de vrais artistes qui n’ont nul besoin de VRP pour vous emporter dans leur monde et vous faire vivre une expérience unique.

Soyer minimaliste dans vos choix en n’écoutant que vos ressentis et en balayant les lourds ouvrages tentant de vous expliquer les raisons, de ce qui restera après leur lecture du « laid ». Osez affirmer votre opinion quitte à ne pas paraitre politiquement correcte, personne ne vous reprochera jamais d’avoir votre propre sens esthétique surtout s’il est fondé sur du ressenti !

Bon dimanche

Edouard Coste

Vous êtes libre de vous abonner à ma newsletter depuis la page d’accueil, laissez votre e-mail sous la rubrique « s’abonner » et confirmer à l’aide du lien s’affichant dans l’e-mail que vous recevrez. Par la suite à chaque article paru vous recevrez un e-mail avec un lien vous y conduisant. En moyenne les publications sont au nombre de trois par semaine.

Mots clés : le minimalisme et l’art, artistes et minimalisme.

Qui se sent capable de faire aussi bien ? Moi sans problème ! Vous aussi non ?
Qui se sent capable de faire aussi bien ? Moi sans problème ! Vous aussi non ?
Qui se sent capable de faire aussi bien ? Moi sans problème ! Vous aussi non ?

Qui se sent capable de faire aussi bien ? Moi sans problème ! Vous aussi non ?

Publié dans Société

Commenter cet article