Par quoi remplacer la cocaïne?

Publié le par Edouard Coste

Par quoi remplacer la cocaïne?
Par quoi remplacer la cocaïne?

Musique à fond j’écris cet article ! Je suis dans un état d’extase lié à un mix d’électro parfait, le genre de musique qui vous emporte loin, le type de son qui vous assomme avec ses rythmes primaires et répétitifs. J’adore ces longs passages interminables qui vous usent jusqu’à ce que votre mental explose et abandonne la partie en ne laissant plus que vos sentiments primaires apprécier ces moments hors d’atteinte de notre raison.

Les Amérindiens avaient leur calumet de la paix probablement chargé de substances hallucinogènes et leur danse sacrée pour s’arracher à leur réalité. Nous avons dans nos sociétés modernes des DJ nous envoyant des mégawatts de son électronique soutenus parfois par des voix de femmes qui chantent telles des sirènes nous appelant à venir nous noyer dans cette mer de fumigène et de laser qui nous font perdre la notion de l’espace. Et si ceci ne suffisait pas à s’extraire de cette existence, alors les plus téméraires casseront la dernière chaine les retenant à ce monde grâce à de longues lignes de cocaïne qui les propulseront en quelques secondes sur le devant de cette scène imaginaires et éphémère, à moins que la claque passe par une montée de MDMA qui elle, les fera se retrouver perchés au-dessus de ce décor dans cet espace VIP des bienheureux. Ces moments font partie de ceux que nous aimerions voir durer pour toujours, mais le temps ne cesse malheureusement pas de s’écouler… la fatigue fini par apparaître… les substances par se diluer jusqu’à s’effacer et l’heure de redescendre fini toujours par tomber tel un couperet. La nature nous oblige à revenir vers ce quotidien qui nous emprisonne.

La descente peut-être d’autant plus dure que la montée et le sommet était haut. Comment alors échapper à ces phases de mini déprime nous laissant nous sentir seul alors que nous étions si nombreux la veille, laissant le temps s’écouler si lentement alors qu’il filait à la vitesse d’un mirage en pleine postcombustion ? Ce sont les contrastes qui nous font mal. Alors que devons-nous faire ? Abandonner toutes envies et tous moments d’extase pour éviter de subir leur éloignement lorsque nous retournons écumer nos longues journées ?

La solution est probablement ailleurs. Car il existe des moments différents à vivre mais aussi puissants quant au bien-être qu’ils nous apportent, tel que le sport à haut niveau, lorsque celui-ci fini par nous envoyer des décharges de dopamine et d’endomorphine naturelles, la méditation qui peut nous emmener elle aussi dans un monde hors du temps et de l’espace avec un état de béatitude qu’aucune drogue ne peut nous apporter, ou simplement une passion dévorante. Alors pourquoi ne pas remplacer simplement la cocaïne ou les ecstasy par du sport, de la méditation ou une passion ? Par paresse, car il faut de la patience et de la persévérance pour atteindre ces états autrement que par le raccourci proposé par toutes ces drogues qui ne demandent aucun effort mais seulement de les consommer d’une traite, c’est aussi simplement que de s’envoyer une capsule de vitamine C. Or nous sommes dans une société dans laquelle les sensations fortes doivent être rendues accessibles et ce facilement. De ce fait les drogues remplissent à merveille cette fonction d’instantané et surtout délivrent des effets hors normes à moindre coût. Par contre si à doses limitées les effets peuvent paraitre négligeables sur la santé il n’est plus besoin de démontrer les ravages que ces drogues peuvent faire sur le long terme. Il existe surtout un effet d’accoutumance qui pousse à augmenter les doses pour continuer de ressentir les effets boostant des débuts avec pour corolaire de dégrader encore plus notre physique et notre mentale.

Pour ceux qui auront le courage et l’envie de changer leur habitude ou de se dépasser au travers de sport de méditation ou par l’implémentation d’une passion (peinture, musique, équitation,…) alors ils ne manqueront pas de ressentir des émotions très fortes dès qu’ils maitriseront mieux une ces autres activités, avec, là aussi, une addiction qui provoquera un manque si l’activité n’est pas pratiquée très régulièrement. Les avantages seront d’éviter de nuire à notre santé, quoi que le sport à outrance puisse devenir nocif à son tour, tout comme une passion pourrait nous couper du monde et nous faire perdre quelques relations humaines ?

Tout n’est une question que de priorité, à moins qu’il ne faille trouver un juste milieu… Mon avis personnel reste que les extrêmes sont toujours les endroits les plus palpitants !

Je vous souhaite un bon week-end !

Edouard Coste

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Mots clés : être zen, le minimalisme et le sport.

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