La fin du monde a sonné, mais où faut-il aller se planquer ?

Publié le par Edouard Coste

Minimalisme et fin du monde
Minimalisme et fin du monde

Cet article est assez sombre et tranche avec les précédents mais il fait échos à ce que nous vivons actuellement. En effet l’année 2016 risque d’être une année charnière dans une époque où tous les équilibres sont fragiles. Rarement l’Humanité a été aussi proche de l’implosion. Alors certes nous avons vécu de nombreuses guerres par le passé et ces dernières faisaient parties de cycles épurant certains excès de concentration de richesse ou de pouvoir, ces déséquilibres finissaient par exaspérer la masse qui se soulevait pour se réapproprier une part du gâteau en renversant des régimes comme l’a fait le Tiers état en France lors de la Révolution, comme ce fut le cas des communistes soviétiques qui ont renversé leur Tzar ou plus proche de nous le printemps arable qui a vu 3 dictateurs tombés. Alors il est vrai que dans ces trois exemples les changements n’auront pas été pour autant très favorables à ceux qui les auront initié avec un Robespierre qui jeta les Français dans la Grande Terreur, les communistes qui sous Staline démocratiseront les premiers clubs Med, très spartiates j’en conviens, mais accessibles à un grand nombre, j’ai nommé les goulags ! Quant aux Libyens, aux Tunisiens et aux Egyptiens la rigidité des régimes renversés a laissé place à une belle gabegie où l’insécurité est devenue le maître mot et ou l’objectif d’établir une démocratie sera remis à plus tard.

Or nous sentons qu’en 2016 des tensions vives existent entre de grandes nations : Turquie – Russie, Arabie Saoudite – Iran, Daesh contre le monde entier, l’intemporelle Israël – Palestine, mais aussi la Chine avec tous ses voisins du Pacifique et que dire d’un éventuel Donald Trump qui s’il est élu sera en guerre contre la moitié du Globe, mais ceci serait oublié la crise européenne qui est au bord de l’implosion avec ses réfugiés et le fait que le monde glisse lentement vers une fracture ouverte entre Chrétiens et Musulmans.

Alors rien de nouveau dans l’histoire de l’humanité et ce même si nous venions à sombrer dans une 3ème guerre mondiale. Non ce qui est nouveau c’est qu’aux différents troubles politiques s’ajoutent ceux du dérèglement climatique et de la surexploitation des ressources naturelles qui va nous jeter dans une nouvelle ère, celle de la rareté des biens. Nous pourrions ajouter à ceci les dérives du capitalisme qui nous a conduits à cette pénurie des ressources mais qui en plus pose des soucis de santé publique dans de nombreux domaines, malbouffe, surconsommation de médicaments, appauvrissement des sols en agricultures, pollutions diverses et variées des eaux, des sols ou de l’air,… Nous nous retrouvons donc à un croisement, ou trop de mèches sont allumées en même temps. Il s’agirait d’un miracle qu’aucune bombe ne finisse par nous péter à la tête. Si nous devions parler de miracles alors je suis pour dire que les miracles existent car je n’arrive pas à comprendre comment nous arrivons encore à maintenir nos qualités de vie occidentales sans que les foules ne se rebellent contre le 1% des plus riches qui possèdent 90% des richesses, contre les politiques souvent impuissant à se battre pour leur électeurs, contre les grandes multinationales qui les spolient en ne payent pas leurs impôts dans les pays où elles vendent leurs produits et services, contre ceux qui voudraient leur faire perdre leur culture en faisant passer celle des étrangers avant la leur, contre cette tendance des technocrates à vouloir tuer la vie privée des citoyens.

Bref la masse à un pouvoir immense, celui de dire non, de se lever et de boycotter tout le système. Si demain au lieu de se lamenter les français ou les italiens ne prenaient plus l’autoroute alors les concessionnaires réviseraient leurs prix à la baissent pour éviter la faillite. Mieux si tous les habitants d’un pays allaient retirer leurs avoirs de leur banque le même jour alors le système tout entier ferait faillite, tout simplement, car il est techniquement impossible de retirer l’ensemble des dépôts sans créer une faillite du système bancaire. Mais ceci peut s’appliquer dans d’autres domaines par exemple si demain les consommateurs arrêtaient de faire des achats non vitaux pendant plusieurs semaines alors ils reprendraient le contrôle de l’économie en imposant leur désidératas pour que celle-ci ne les floues plus.

Il serait donc très facile au plus grand nombre de renverser la donne sans pour autant prendre les armes. Mais le peuple se sent faible alors qu’il est craint des plus puissants. Le capitalisme (qui reste le modèle auquel je crois) doit avoir des limites posées par les politiques et les consommateurs/travailleurs, or ici nous sommes dans une dictature de l’argent qui crée des déséquilibres immoraux et dangereux pour la survie de tous. Principalement lorsque les dommages dérèglent la planète, car il est bien pire briser notre écosystème que de massacrer un peuple tout entier… car toucher à l’environnement c’est mettre en péril la vie dans son ensemble et ce sans retour possible.

C’est ainsi que nous pouvons constater que l’époque dans laquelle nous évoluons se rapproche d’un point de non-retour qui menacerait l’Homme à une échelle encore inconnue jusqu’à lors. Comment en effet imaginer une vie sans eau potable ni air respirable ? La Terre sans remettra et nous ne la détruirons jamais complétement mais nous combien d’entre nous pourront survivre aux pénuries déjà programmées (la science ne pourra pas rattraper toutes nos erreurs)?

La simple logique veut que notre génération vivra la fin de l’expansion de l’Humanité qui va se contracter faute de moyen de subsistance suffisant. Dire que ce jour n’arrivera pas et aussi naïf que stupide que de nier que le climat se réchauffe.

Ainsi pour une personne un tant soit peu pragmatique la seule question intéressante à se poser et de savoir où nous devrions déménager pour éviter d’être trop toucher par ces chocs à venir ? Car il n’y a aura forcément que des perdants mais probablement certains le seront moins que d’autres… Donc sommes-nous dans le pays où les troubles seront les moins forts et où l’environnement sera le moins dégradé dans les 10 ou 20 prochaines années ? Telle est la question qu’il faudrait se poser afin d’anticiper avant ceux qui seront un jour nos concurrents dans cette course à l’abri, d’autant plus qu’il est aujourd’hui encore facile de bouger et de s’installer quasiment partout sur le globe pour nous autre occidentaux.

Alors oui j’en conviens, cette vision des choses est apocalyptique mais répondre à cette question de savoir si nous vivons au bon endroit et une question d’anticipation et il faut se genre de réflexion pour : soit se rassurer sur le fait que tout va bien : soit prendre les devants afin d’éviter de se retrouver pris au dépourvu alors qu’il était facile d’agir en amont. Ceci rejoint l’article suivant http://www.minimalisme.ch/en-cas-d-incendie qui veut que l’on se place dans une situation d’urgence pour repenser sa vie.

Loin de moi l’idée de vous faire peur mais plus de vous bousculer et de vous garder éveillé.

A bientôt pour un article plus gai c’est promis !

Edouard Coste

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Publié dans Société

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Lucile 03/03/2016 07:03

Et oui, quelle triste époque. Il n'y aura malheureusement aucun endroit vraiment épargné. Les répercussions seront mondiales. 2016 sera effectivement une année charnière, l'humanité n'a jamais été aussi en colère et aussi consciente du problème. Pourtant ils sont encore et toujours résignés, la peur de perdre le peu qu'ils ont les tétanises. Mais cela ne durera qu'un temps... et quand ça va péter, ça va faire mal.

Nom 26/02/2016 23:22

Bien dit!
Où déménager? Sur la Terre, par Terre, au sol... Le plancher des vaches est rudimentaire, mais suffisant (2 chèvres, un jardin et youplaboum).