Premier pas en bourse ! (1ére partie)

Publié le par Edouard Coste

Premiers pas en bourse 2ème partie
Premiers pas en bourse 2ème partie

Je reviens après un long moment d’absence lié à un nouveau défit professionnel et je suis très content de voir que mes articles sont encore lus. Je suis surtout très heureux d’avoir reçu quelques remerciements et des e-mails intéressants, dont un de Guilherme pour lequel je vais répondre par un article. La question de Guilherme était de savoir si je pouvais recommander quelques actions pour débuter en bourse. Voici donc la stratégie que je recommanderai à toute personne voulant investir dans cette période très spéciale.

Mon premier conseil serait avant tout, de se poser la question : sommes-nous sommes dans une période favorable pour entrer sur le marché action ? Alors oui si vous visez un achat à long terme (7-10 ans conseillés sur les marchés spéculatifs du type actions) car cette question n’est pas pertinente selon les régressions historiques donc peu importe que vous rentriez à un top du marché, l’important étant d’être investi et votre performance ne sera pas trop affectée sur du long terme, donc oui achetez sans crainte de performance négative (le risque est très faible sur de longues périodes de faire des rendements négatifs) à la sortie de votre horizon de placement à 10 ans par exemple et ceci pour préparer une retraite ou avoir des fonds propres pour une acquisition immobilière. Cependant même si dans les faits ceci est tout à fait juste d’un point de vu rationnel, psychologiquement il faut avoir le cœur et les tripes bien accrochée pour encaisser à court terme des -10%, -20% voir plus ! Soit vous achetez et vous jetez droit derrière vos accès internet de votre dépôt-titre, soit vous tentez malgré tout de rentrer à un moment plutôt favorable pour éviter des nuits agitées ou d’avoir votre femme qui vous répète tous les jours « je t’avais dis de ne pas spéculé avec nos économies, on est ruiné, tout est de ta faute jamais tu n’aurais dû écouter ce p’auvre bloggeur Edouard !!! ». D’un autre coté attendre les plus bas serait tout aussi utopique. Donc parfois il faut savoir attendre et observer. Et mieux vaut ne rien faire que de faire n’importe quoi ! Vouloir Investir pour investir en vous disant que sur votre compte épargne vous ne gagnez pas de quoi couvrir vos frais de tenues de compte serait une grave erreur car c’est toujours une meilleure option que de se prendre une moins-value de 10% dans les dents en moins de 3 semaines !

Or nous sommes actuellement sur des plus hauts historiques et il n’y a aucune raison fondamental à ceci. Les marchés financiers sont censés anticiper ce que sera l’économie dans un futur proche. Cependant depuis 1 ou 2 ans nous faisons du surplace dans l’économie réelle. La croissance est anémique, le chômage endémique, la Chine s’essouffle, le moral des consommateurs et au plus bas et pourtant les marchés actions cartonnent ! L’écart entre ces deux mondes est devenu trop grand et une correction devra s’opérer pour que les courbes de la croissance économique et celle des marchés actions soient cohérentes. Deux options existent soit l’économie explose et nous passons en hyper croissance pour pouvoir combler les attentes des actionnaires. Soit c’est le marché des actions qui va devoir redescendre sur terre et refléter une certaine réalité du monde économique réel. A vous de choisir quel scénario et le plus probable ? Pour ma part la correction boursière est inévitable, seulement personne ne sait quand elle se produira. Pire nous pouvons encore monter un bon bout avant de voir un joli petit krach affoler la planète et du coup manquer de belles performances. Cependant il y plus de probabilité que nous partions au Sud qu’au Nord… Et je préfère me dire que j’ai manqué une occasion de faire 20% de rendement que d’avoir perdu 20% qui seront très durs et longs à rattraper.

Pour être gagnant il faut être anticyclique et allez contre la pensée du moment. Et celle du moment est que nous n’avons pas d’autre choix que de monter puisqu’il n’existe aucune autre alternative de placement. En effet les obligations ont des rendements très faibles et ne parlons pas des placements monétaires sous peine de tous finir déprimés.

Que reste-il comme alternative ? Les obligations malgré tout ? Oui mais avec une duration très courte, inférieure à deux ou trois ans, sinon attention à une éventuelle hausse des taux qui vous donnerait une belle claque sur la valeur de votre oblig’ ! La prochaine grosse crise risque bien de passer par un effondrement du marché obligataire, du moins si l’inflation finissait un jour par sortir du bois. Après toutes les augmentations des masses monétaires qu’à subit le monde depuis 2009 ce serait assez logique. Et qui dit inflation, dit hausse des taux pour la contrer. Et qui dit hausse des taux, dit chute de la valeur des obligations en circulation. A titre d’exemple sans rentrer dans le détail et très grossièrement une hausse de 1% sur une duration de l’ordre de 7 ou 8 ans peut vous faire chuter votre cours de plus 10% en dessous de votre pair si vous l’aviez achetée à l’émission. Donc prenez garde au placement de grand-papa soit disant sans risque. D’autant plus qu’il vous faudra faire attention à la qualité de l’émetteur, vous ne serez jamais totalement couvert par ce risque si vous vous décidez de chercher des oblig’ sous les « A ».

Reste la pierre qui reste pour certain le placement sans risque, car la pierre c’est tangible, on peut la toucher, votre appartement est bien là, visible, réel ! Oui vous pourrez aller toucher de vos mains votre appartement ou votre maison, vous pourrez allez-vous coller contre ses murs et les embrasser mais par contre impossible de s’en nourrir, manger de la pierre c’est indigeste et ne comptez pas sur votre objet en cas de pépin. Car autant vous dire que c’est souvent très peu liquide comme placement lors de périodes troubles. Et c’est un marché qui reste volatile, la preuve sur le marché lémanique nous avons perdu 30% de valeur sur les villas de plus de 2 millions en moins de 2 ans et personne ne veut plus en acheter. Pire si vous aviez acheté avec un effet de levier maximal lié, c’est-à-dire avec le minimum de fonds propres de 20% vous pourriez leurs dire au revoir tout de suite en cas de vente ! C’est ce qui s’est passé aux USA en 2008… donc actuellement autant vous dire que certains propriétaires se retrouvent avec des charges hypothécaires et d’entretien élevés, sur des maisons parfois vide depuis 6 à 12 mois. Là aussi la baisse risque de durer encore 2 ou 3 ans, donc prudence…

Alors oui je peints le diable sur la muraille, cependant il existe tout de même des stratégies de placement pour ceux qui ne pourraient pas s’en empêcher, ou pour ceux qui sont prêts à prendre des risques ou à utiliser des armes non conventionnelles !

Je vous en dirais plus sur ces options dans mon prochain article. Pour être sûr de ne pas le rater soit il faudra repasser, soit vous abonner à ma newsletter qui vous ennuiera que lorsque je publie un nouveau sujet ! En effet pas de pub, pas de spam, ce serait tout sauf minimaliste, n’est-ce pas ?

Bonne journée !

Edouard Coste

FB : minimalisme.ch et Edouard Coste

Publié dans Finance

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