Le Zéro déchet par Grégory Laurent

Publié le par Edouard Coste

Chers amis et amies,
 
Voici un article qui a été écrit spécialement pour mon blog par Grégory Laurent sur un sujet très intéressant : Le zéro déchet. Je laisse l'auteur se présenter !
 
A bientôt
Edouard
 
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zero dechet Bonjour à Tous,
 
Je me présente je m'appelle Grégory Laurent et je suis co-fondateur du site leminimaliste.com où j'aide les gens à simplifier leur vie. Rendre le monde meilleur est mon objectif. Je suis aussi fana de Chic et Earth Wind and Fire, j'adore découvrir de nouvelles personnes et passer du bon temps avec mes proches. Enfin le dessert est ma partie préférée du repas.
 
Voici donc mon article écrit pour ce blog !
 
 
Le Zéro déchet
 
Imaginez un bébé qui naît fumeur. Dès la naissance, on lui met une cigarette en bouche. Il en fume des paquets les jours suivant. Et trente ans plus tard, on lui annonce qu’il est possible de vivre sans fumer. Cela lui paraît fou. Et pourtant, c’est possible.
 
La transformation
Quand j’ai appris qu’il était possible de vivre sans produire de déchets, cela m’a fasciné. J’ai tout de suite pris cela comme un nouveau défi à relever. Au delà de l’aspect environnemental et financier, c’est surtout le côté développement de soi qui m’a attiré. Car pour atteindre le zéro déchet complètement, il faut littéralement transformer sa manière de penser.
 
Avant, j’étais dépendant. Dépendant aux déchets. Dépendant au plastique. Dépendant à la sur-consommation, la sur-information, la sur-connection. Dépendant à la quantité tout court. Aujourd’hui, je me sens libre. J’ai plus de confiance en moi. Je vois plus clair. Je respire. Je commence à vivre.
 
Le zéro déchet, c’est vivre sans produire de déchets dits « ultimes ». C’est à dire ceux destinés aux décharges et aux incinérations. Et c’est également diminuer drastiquement voire supprimer la production de déchets recyclables.
 
Ma méthode pour y arriver : acheter en vrac, composter et simplifier.
 
1) Acheter en vrac
Nous vivons dans un monde d’emballages. Dernièrement, j’ai découvert des bananes épluchées et emballées sous vide. Tout est emballé et sur-emballé. Vous connaissez les poupées russes ? Tant d’étapes pour finalement oublier l’essentiel. Les sociétés commerciales nous ont fait croire qu’emballer, c’est mieux, c’est plus pratique, c’est même vital. Or qu’en vérité, l’emballage encombre, pollue, enlaidit et cache le vrai produit.
 
Ce qu’on peut trouver en vrac partout : fruits, légumes, pain, viande, poisson, fromage, pâtisseries. En grande surface ou chez un plus petit indépendant comme un boucher, poissonnier, boulanger ou fermier local.
Dans des magasins spécialisés : les légumineuses, le riz, les pâtes, les fruits secs, l’huile d’olive, les savons.
 
Comment faire : se procurer des sacs en tissu, des bocaux, des bouteilles en verre et des boîtes en métal.
 
2) Composter
Les épluchures de fruits et légumes prennent au moins un tiers de la poubelle ménagère. Compostez dans votre jardin, celui du voisin, celui mis à disposition du quartier ou même dans votre appartement avec un lombricompost. Un jour, quelqu’un m’a dit : on vient de la terre et on retourne à la terre. Cette personne avait sûrement un compost dans son jardin.
 
3) Simplifier
C’est la partie la plus amusante. Et en même temps, celle qui demande le plus d’efforts. Car il ne s’agit plus ici de gestes physiques comme mettre une banane dans un sac en tissu ou vider son sceau d’épluchures de légumes sur un tas d’herbes sèches. Il s’agit ici de penser autrement et d’être créatif.
 
Penser autrement. C’est oser. C’est sortir de sa zone de confort. C’est changer ses habitudes. C’est se demander si ce qu’on fait a du sens. C’est s’arrêter un moment et demander « pourquoi ? » Pourquoi devrais-je accepter des échantillons gratuits, garder des livres que je ne lis plus ou porter des vêtements que j’aime à moitié. Pourquoi suis-je obligé de garder des objets qu’on m’a offerts, que je n’ai pas choisis ou qui ne me servent plus ? Pourquoi j’utilise mes plus beaux objets uniquement pour les grandes occasions ? Pourquoi suis-je obligé de dire oui à tout ? Cela demande de prendre de nouvelles habitudes. Et quand c’est fait, cela devient facile.
 
Être créatif. Etrangement, atteindre la simplicité est un processus compliqué et difficile. C’est comme rouler à vélo sur deux roues. Cela prend du temps. Mais une fois qu’on y arrive, on ne veut plus revenir en arrière. On est plus efficace et les idées fusent. Lorsque j’ai déménagé, il me manquait des tables de chevet. Et j’avais des caisses à vin en trop. J’ai alors mis deux caisses à vin l’une sur l’autre pour faire des tables de chevet. Mon meilleur ami est devenu papa depuis peu. Au lieu d’acheter un berceau, il a mis des couvertures dans une manne à linge et en a fait un berceau. Pour le bain du bébé, il aurait pu acheter une bassine en plastique. À la place, il lui donne son bain dans l’évier tout simplement. Je trouve cela génial et tellement amusant.
 
Le zéro déchet m’a emmené aussi vers d’autres pistes :
Les commerces de quartiers (avec le boulanger, le fromager, la couturière ou le cordonnier), la nourriture locale, la nourriture biologique, le végétarisme, la méditation, le développement de soi, la seconde main, le haut de gamme (à ne pas confondre avec le faux luxe), l’économie circulaire, l’entreprenariat et bien entendu le minimalisme.
 
Car c’est surtout grâce au minimalisme qu’il est possible d’atteindre totalement le zéro déchet. Matériellement et immatériellement. Les déchets ne s’arrêtent pas au monde physique. Ils polluent aussi le virtuel et nos pensées. Voyez le nombre d’informations que nous récoltons chaque jour par les médias et la publicité. On nous pousse à faire de plus en plus. Acheter de plus en plus. Se connecter avec de plus en plus de monde. Travailler de plus en plus. Etudier de plus en plus. Pour finalement oublier l’essentiel et se créer des illusions.
 
Le zéro déchet permet de se reconnecter avec la réalité. Je suis maintenant entouré d’objets de qualité, durables et réparables. Et je consacre mon énergie uniquement aux personnes qui comptent pour moi et aux activités qui me plaisent. Ceci à un impact sur mon moral. Car s’entourer de positif rend positif. C’est un détail mais quel plaisir aussi de ne plus devoir sortir de sacs poubelles. Chaque semaine, je vois les gens sortir leurs sacs devant chez eux pour le ramassage public. Ces sacs polluent physiquement et visuellement le décor. Je rêve d’un monde sans poubelles, sans décharges et sans détritus sur les trottoirs. C’est encore un rêve. Mais réalisable.
 
 
Liens
Article sur acheter en vrac
zero déchet les astuces
Trier sa garde-robe
 
Références
Blogs :
Livres :
Zéro déchet de Béa Johnson
L’art de la simplicité de Dominique Loreau
La magie du rangement de Marie Kondo
 
 
gregorylaurent
 
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